Projet sculpture écologique : « Un message à faire passer… »

Par Estelle Tisserand, professeure d’Arts Plastiques

Le bilan climatique de la terre est alarmant. Nous sommes de plus en plus nombreux et pourtant, les bons gestes envers la planète peinent à se mettre en place. Comment sensibiliser les futurs citoyens de demain à l’écologie, à la protection de la planète mais aussi comment les rendre responsables et acteurs de demain pour œuvrer à la protection de notre planète ? Comment faire pour que cela devienne une préoccupation majeure aux yeux de tous ? Ce chemin vers cette prise de conscience, au-delà de l’éveil familial, ne se ferait-il pas également à l’école ?

A travers ce projet collectif, nous nous sommes intéressés à l’écologie en se questionnant sur l’impact de l’homme sur l’environnement.

Les élèves devaient réaliser une sculpture à échelle humaine constituée de matériaux assez bruts, recyclables. La forme de la sculpture et les matériaux choisis devaient avoir un lien direct avec le message écologique qu’ils souhaitaient faire passer, la cause qu’ils souhaitaient dénoncer.  

Le projet final a donné lieu à une installation collective.

Le couloir qui mène vers le CDI nous semblait être le lieu approprié. En effet, c’est un lieu de passage et nous voulions plonger le spectateur dans cette installation. Le côté étroit d’un couloir permettait cette immersion.

C’est un  projet qui se veut participatif et qui donne la parole aux élèves puisqu’un cahier d’écriture a été mis à disposition des élèves. Ce cahier a été installé sur un socle réalisé par les élèves.

Ce socle contient 4 faces avec sur chaque face une question liée à l’écologie qui interpelle le spectateur. Le socle est régulièrement tourné afin de changer les questions.

  • À vous la parole :
  • Êtes-vous inquiets ?
  • Et toi, que fais-tu comme action pour sauver la planète ?
  • Que pensez-vous du réchauffement climatique ?

Sur le socle, on peut distinguer plein de morceaux de journaux collés. Ces journaux renvoient directement à l’information diffuse et permanente des médias.

Le coté désordonné du collage est volontaire. Il souligne le fait que nous sommes noyés et perdus face à la masse d’informations que transmettent les médias.

Références artistiques :

Jason Klimoski et Lesley Chang, Skyscraper (the Bruges Whale)

Studio de design américain Studio KCA, 2018

Tous les moyens sont bons pour sensibiliser à la protection des océans. Le Studio KCA, un studio de design américain, l’a bien compris en créant une sculpture de baleine de 11,5 mètres de haut et de cinq tonnes de déchets, exclusivement récupérés dans l’océan Pacifique et Atlantique. Avec cette monumentale baleine, intitulée Skyscraper,  Jason Klimoski et Lesley Chang, les fondateurs du studio, voulaient montrer à quel point les villes participent à la pollution des océans. Ce travail a été imaginé avec l’aide de la fondation Hawaii Wildlife Fund et de la Surfrider Foundation qui ont récolté des déchets pendant près de quatre mois.

Piergiorgio Robino et Andrea Sana, Terra, 2000

Designers, la collection Réanim, 2003

Ronan Bouroullec , Erwan Bouroullec, Algues, 2004

Noble Tim et Webster Sue, Dirty white trash with gulls (tas d’ordures avec mouettes), 1988


Noble Tim et Webster Sue, Dirty white trash with gulls (tas d’ordures avec mouettes), 1988

Arman, Grande Poubelle, 1965


Arman, Grande Poubelle, 1965

Artur Bordalo La chouette

Artur Bordalo redonne vie aux animaux en recyclant ce qui les tue : le plastique. Ses sculptures animales sont faites de déchets glanés dans la rue, à la déchetterie, sur les plages. Ils nous rappellent d’un seul regard l’étendue de notre gaspillage et ses conséquences sur la biodiversité.

https://usbeketrica.com/article/exposition-strret-artist-bordalo-dechets-animaux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.